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Bilan TRIM - encore des lacunes a corriger dans les modèles internes des banques!

AFGES - 04/06/2021

1. Contexte de lancement du TRIM

1.1. Une variabilité injustifiée des RWAS des banques utilisant des modèles internes mise en exergue par la crise 2007-2009

À la suite de la crise financière de 2007-2009, des préoccupations ont été soulevées concernant la variabilité injustifiée (c'est-à-dire non fondée sur le risque) des résultats des modèles utilisés pour calculer les exigences de fonds propres réglementaires. Cela coïncidait avec les préoccupations des autorités de contrôle bancaire et des parties prenantes externes concernant la complexité de ces modèles et l'opacité des approches de modélisation qui en résultait. Cette opacité a également entraîné des difficultés sans cesse croissantes pour les autorités de surveillance. En effet, ces dernières avaient du mal à évaluer si les risques étaient capturés correctement et de manière cohérente grâce à ces modèles développés par les banques.

1.2. Le lancement de l’audit TRIM afin de corriger les modèles internes des banques et restaurer leur crédibilité

L'examen ciblé des modèles internes TRIM était un projet pluriannuel lancé par la BCE début 2016 en étroite coopération avec les autorités ACN au sein du MSU. Le TRIM visait à évaluer si les modèles internes du pilier I utilisés par les institutions importantes du MSU sont appropriés à la lumière des exigences réglementaires applicables et si leurs résultats sont fiables et comparables. Le TRIM a marqué une étape importante dans l’amélioration de la comparabilité des résultats des modèles internes utilisés par les grandes banques.

En outre, le TRIM visait à harmoniser les pratiques de surveillance relatives aux modèles internes au sein du MSU. Le TRIM a ainsi permis de compléter, du point de vue de la surveillance prudentielle, les initiatives réglementaires du comité de Bâle et de l'EBA pour remédier aux inconvénients perçus des modèles internes à la suite de la crise financière.

Ces lacunes étaient, entre autres, la grande variabilité non fondée sur le risque des données en sortie des modèles. L’exercice a permis d’harmoniser les pratiques de surveillance en développant une méthodologie d'évaluation commune et en renforçant la collaboration au sein de la supervision bancaire européenne. En particulier, la richesse des résultats obtenus grâce au TRIM et le suivi détaillé engagé par la suite par les autorités de supervision avec les institutions impliquées ont joué et continueront de jouer un rôle clé dans la promotion de conditions de concurrence équitables et de normes de qualité élevées pour les établissements.

1.3. TRIM: le plus grand projet mené à ce jour au sein du MSU

Le TRIM a permis la revue de 200 modèles internes (IMI) sur site dans 65 institutions importantes. Le projet portait sur des modèles internes de risque de crédit, de marché et de crédit de contrepartie.

Compte tenu du grand nombre de modèles internes approuvés dans les institutions importantes et du temps nécessaire aux enquêtes sur place, le TRIM a adopté une approche ciblée afin d'examiner les sujets ayant la plus grande contribution à la variabilité injustifiée des actifs pondérés en fonction des risques (RWA). L'examen des modèles de risque de crédit s'est concentré uniquement sur ceux qui sont considérés comme les modèles les plus importants et les plus critiques. De cette manière, le TRIM a pu couvrir pratiquement tous les institutions importantes avec des modèles internes, tous les modèles de risque de crédit, de marché et de contrepartie

La BCE publie en avril 2021, un bilan de cet exercice qui constitue à ce jour, le plus grand projet mené au sein du MSU, tant en termes:

  • De durée de l’exercice.
  • D’équipes centrales BCE et d’ACN impliquées.
  • De périmètre couvert (banques, typologies de modèle).
  • De profondeur d’analyse.
  • De nombre de constats émis.
  • De leçons apprises.
2. Des lacunes sévères sur les modèles IRB identifiées

2.1. Une proportion importante de modèles de crédit toujours valide

Une proportion très significative et représentative de modèles de risque de crédit des institutions importantes peuvent toujours continuer à être utilisée pour le calcul des exigences de fonds propres. Ceci constitue la partie la plus encourageante de l’audit bien que celle si soit mitigée par les lacunes identifiées.

2.2. Des lacunes sur les modèles de crédit ayant des causes multiples

2.2.1. plus de 5800 constats identifiés pour le risque de crédit dont 30% de niveau de gravité 3 ou 4

Pour un certain nombre de modèles de crédit, des add-ons étaient nécessaires pour garantir un niveau de fonds propres approprié pour couvrir le risque sous-jacent. Cela a notamment été le cas pour un certain nombre de modèles de perte en cas de défaut (LGD) et de facteur de conversion de crédit (CCF) liés aux portefeuilles à faible défaut (LDP) , pour lesquels des mesures de surveillance ont été imposées à la suite des enquêtes TRIM.

Un certain nombre de lacunes ont été identifiées et nécessitent des efforts considérables de la part des établissements pour y remédier. Plus de 5.800 constats ont été identifiés pour tous les types de risques dont au moins 30% avec un niveau de gravité de 3 ou 4.

2.2.2. Des écarts dus à des mauvaises interprétations de la part des institutions des exigences de l’UE, des orientations de la BCE ou de celles de l’EBA

Dans certains cas, ces lacunes sont dues à des écarts historiques dans la manière dont les exigences ont été comprises au niveau national ou à un manque préalable de clarté ou d'orientation sur la mise en œuvre de certaines exigences.

Il y a également eu des écarts par rapport aux projets de dispositions découlant des initiatives réglementaires menées par l'EBA, telles que la révision réglementaire de l'approche du risque de crédit fondée sur les notations internes (IRB). À cet égard, les institutions importantes doivent bénéficier à l'avenir des orientations détaillées fournies par la BCE (dans son guide des modèles internes) et des normes techniques de réglementation et des orientations de l'EBA pertinentes afin de clarifier les interprétations des différentes exigences.

2.2.3. De graves faiblesses identifiées sur les modèles PD et LGD liés aux portefeuilles de détail et de PME

Les institutions ont généralement la capacité de construire des modèles IRB adéquats. Plus spécifiquement, pour le paramètre de probabilité de défaut (PD), plus de 70% des enquêtes se sont terminées sans constats sévères sur le calcul des taux de défaut à un an et du taux de défaut moyen à long terme.

Cependant, un nombre significatif de constats a été soulevé concernant la faible différenciation à risque de ces modèles, en raison du faible pouvoir discriminatoire des fonctions de notations:

Des améliorations supplémentaires des méthodes de calibrage sont encore nécessaires, en particulier en ce qui concerne la nécessité de disposer de données adéquates pour garantir que les estimations de PD reflètent les taux de défaut moyens à long terme et soient suffisamment prudentes. Au moins un constat de gravité élevée a été relevé dans 67% des enquêtes sur le paramètre PD.

Le calcul de la LGD réalisée était une cause fréquente de problèmes de conformité. Des constats sur ce calcul ont été soulevés dans chaque enquête. De plus, 42% des enquêtes contenaient des constats sévères sur la différenciation des risques. Dans 95% des enquêtes où le paramètre LGD a été examiné, au moins un résultat de gravité élevée (c'est-à-dire F3 ou F4) a été soulevé en relation avec ce paramètre.

2.2.4. De graves faiblesses également identifiées sur les modèles PD et LGD liés aux LDP conduisant à la mise en place de mesure de supervision conservatrices sur les niveaux de fonds propres

Un grand nombre de constats ont été émis en relation avec le processus d'attribution de notation et la quantification des risques. Ceux-ci concernaient principalement la méthodologie de calibrage et le calcul des taux de défaut moyens à long terme.

L'une des raisons de ces lacunes est qu'il y a considérablement moins d'observations internes disponibles pour ce type de portefeuille (par rapport aux portefeuilles de détail et de PME), ce qui signifie que les établissements doivent utiliser davantage d'autres observations (par exemple, des données externes de défaut) dans afin de calculer les taux par défaut et, par la suite, les PD.

Pour le paramètre LGD, la plupart des constats émis concernaient le calcul de la LGD réalisée et de la LGD moyenne à long terme. Il a été observé que certaines institutions avaient des difficultés à trouver des données représentatives pour ces portefeuilles, ce qui a conduit à des cas où l'estimation de la LGD n'était pas basée sur la LGD réalisée ou des données représentatives.

En conséquence, des mesures de supervision (add-ons) ont été de plus en plus utilisées pour éviter une sous-estimation des exigences de fonds propres. Dans l'ensemble, dans 96% des enquêtes, au moins un constat de niveau 3 ou 4 a été émis en relation avec les paramètres PD et LGD.

2.2.5. Des efforts doivent encore entre faits sur la qualité des données IRB

Toutes les enquêtes sur le risque de crédit sur place comprenaient des examens dédiés de la qualité des données IRB. Bien que les institutions se soient efforcées de garantir la mise en place de cadres solides de gestion des données et de qualité, en ligne avec BCBS 239 sur la capacité d'agrégation efficace des données sur les risques et la communication des risques, certains domaines importants doivent encore être modifiés ou adaptés pour garantir le respect des exigences en matière de qualité et de gestion des données. Ces domaines comprennent la surveillance de la qualité des données et le contrôle interne, ainsi que l'attribution des rôles et des responsabilités liés à la gestion des données.

3. Des lacunes également relevées sur la gouvernance, la validation des modèles de crédit, le roll out et le PPU

D’autres sujets liés à des aspects non spécifiques à la partie technique des modèles ont également fait l’objet de constats. Il s’agit notamment des constats sur:

  • L'organisation et les activités de la fonction de validation interne.
  • Le déploiement des modèles internes (Roll out).
  • L'utilisation partielle permanente (PPU).
  • La gestion des changements de modèle.

Toutes les institutions couvertes par le TRIM sur cette partie ont reçu des lettres de suite contenant des recommandations parce que certaines de leurs pratiques internes n’étaient pas conformes à la compréhension de la BCE des exigences réglementaires applicables. Un sous-ensemble d'établissements a reçu une décision prudentielle contenant des obligations pour remédier aux écarts par rapport aux exigences réglementaires applicables sans délais.

4. Des lacunes importantes sur la méthodologie de la var et de la VaR de la sVaR, au back-testing réglementaire et au périmètre de l'approche des modèles internes de risque de marché

Environ 60% des enquêtes TRIM sur le risque de marché ont abouti à au moins un constat de gravité élevée sur la méthodologie VaR et sVaR. En outre, un peu plus de 80% des institutions importantes qui utilisaient des modèles de défaut incrémentiel et de charge de risque de migration (IRC) ont eu au moins un constat de gravité élevée par rapport à ces modèles.

5. Des lacunes significatives sur la gouvernance et le processus de validation des modèles de risque de contrepartie

Les sujets relatifs à la gouvernance autour des modèles et au processus de validation des modèles représentent l’essentiel des constats. Toutes les enquêtes sur le risque de contrepartie comportaient au moins un constat lié à ces sujets et dans 60% des cas, les constats ont été émis avec une sévérité élevée. Des observations ont également été faites sur des sujets de modélisation spécifiques tels que:

  • La couverture des opérations sur dérivés.
  • La période de marge à risque.
  • La prise en compte du collatéral.
  • La prise en compte de la marge initiale.
  • Les facteurs de risque.
  • Le calibrage.
6. Les actions à mener au sein des banques suite au TRIM

Les conclusions communiquées au sein de TRIM ont été suivies de décisions de surveillance contraignantes demandant aux institutions de remédier à ces lacunes dans les délais impartis.

Les établissements doivent travailler intensément pour traiter les constats soulevés et veiller à ce que ces mesures correctives tiennent également dûment compte des nouvelles exigences découlant de l'examen réglementaire de l'approche IRB par l'EBA.

La structure générale des obligations peut se comprendre comme suit :

Dans les domaines dans lesquels les institutions ont la liberté de concevoir leurs propres approches, les banques doivent mieux documenter, analyser et justifier certains aspects de leurs approches.

Dans les domaines où la réglementation est plus normative, par exemple dans le calcul du taux de défaut, les établissements doivent modifier cet aspect spécifique, ce qui peut avoir un impact direct sur les paramètres de risque et, par conséquent, sur les exigences de fonds propres.

En cas de préoccupations spécifiques dues au manque de preuves de conformité, les institutions doivent modifier ou à expliquer cet aspect.

En cas de non-conformité manifeste aux exigences réglementaires d’une partie de l’approche, l’institution est tenue de revenir à la conformité.

Si l’approche d’une institution ne tient pas compte des exigences à venir, une recommandation non contraignante est émise.

Plus de 40% des obligations imposées ont un délai de mise en œuvre compris entre 12 et 18 mois après la publication de la décision respective, alors que pour un quart des obligations, ce délai est inférieur à 12 mois.

7. Un impact très lourd en RWA à prévoir suite au TRIM

La BCE estime que l'impact agrégé des mesures de supervision conservatrices suite au TRIM et des modifications de modèle approuvées dans le cadre des enquêtes TRIM entraînera une augmentation de 12% des RWA agrégées couvertes par les modèles évalués dans les enquêtes TRIM respectives. Cela correspond à une augmentation globale absolue des RWA d'environ 275 milliards d'euros du fait de TRIM et à un impact très important sur les ratios CET1 des établissements concernés.

8. Les attentes de la BCE sur le long terme afin d’améliorer le cadre d’utilisation des modèles internes

8.1. De fortes attentes exprimées par la BCE sur le cadre d’utilisation des modèles internes à l’avenir

Les institutions doivent continuer à investir dans le développement et la maintenance de leurs modèles internes.

Les institutions doivent continuer à travailler sur leurs modèles internes pour garantir le niveau de qualité obtenu à l'issu du TRIM. Cela comprend la définition de stratégies de modèles internes pour le développement et la maintenance de modèles internes. En particulier, la fonction de validation interne indépendante doit encore être renforcée conformément aux exigences TRIM afin de garantir un challenge interne permanent de la performance des modèles internes et un suivi approprié des mesures correctives.

8.2. D’avantage d’orientations de la BCE afin d’encadrer l’utilisation des modèles internes

Dans le cadre de la poursuite des principaux objectifs de réduction de la variabilité des RWA non fondée sur les risques et d'harmonisation des pratiques de surveillance, le TRIM a permis de développer des approches globales qui favoriseront davantage la cohérence et la qualité de la supervision des modèles internes utilisés par les institutions importantes, contribuant ainsi à des conditions de concurrence équitables.

Il s’agit notamment:

  • Du développement du guide de la BCE sur les modèles internes.
  • L’amélioration de l’approche d’audit approfondi sur site mise en œuvre avec l'allocation d'un nombre suffisant de ressources afin de réaliser un grand nombre d'IMI sur site.
  • D’un aperçu systématique des principales caractéristiques et faiblesses des modèles internes utilisés dans les institutions importantes.
9. Références

Targeted Review of Internal Models - Project report


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Source
AFGES

www.afges.com

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